Project Description

SCHUBERT / ELLINGTON

Désir & solitude

Faire se rencontrer Franz Schubert et Duke Ellington, une gageure ? Pas pour les quatre très grands artistes qui ont décidé de s’associer pour créer un disque, sorti cette année, en imaginant les ponts possibles entre ces compositeurs, qui ont tous deux écrit des mélodies d’une beauté et d’une simplicité sans égal. Ce concert est un hommage rendu à la fragilité de la voix et à ses infinies modulations, aux vibrations des cordes, au souffle du clarinettiste… Les musiciens franchissent les frontières du classique et du jazz, du classique et du contemporain, avec une envie extrême de dépasser les habitudes, de rechercher plus d’inventivité et de nouveauté. Partons à la découverte des résonances musicales de ces deux compositeurs au-delà du siècle qui les sépare. En voyage !

Soprano : Karen Vourc’h
Piano jazz : Guillaume de Chassy

Clarinette : Thomas Savy
Violoncelle : Louis Rodde

Vendredi 9 août à 20h

Auditorium de la Ferme de Villefavard

2 impasse de l’église et de la cure
87190 Villefavard

RÉSERVER

Artiste éclectique, particulièrement appréciée pour la beauté de son timbre et la sensibilité de ses interprétations, Karen Vourc’h suit d’abord un cursus scientifique (Master en Quantum Physic à Mac Gill/Montreal, DEA Physique théorique à ENS Paris) avant de se consacrer entièrement au chant. Elle fait ses études à l’Opéra-Studio de Zürich, au CNSM de Paris et obtient rapidement plusieurs prix internationaux. Elle remporte la Révélation des Victoires de la Musique 2009.

Elle est invitée sur les plus grandes scènes internationales : Royal Albert Hall (Londres), Santa Cecilia (Rome), NHK (Tokyo), Casa da Musica (Porto), Palais des Beaux-arts (Bruxelles), Théâtre des Bouffes du Nord (Paris), Philharmonies de Paris, Helsinki,  Köln, Saint-Petersbourg, Palau de Arte (Barcelone), Fondation Gulbenkian (Lisbonne), Opéras de  Paris (Opéra-Comique), Lyon, Hambourg, Amsterdam, Genève… Elle chante sous la direction de Louis Langrée, Sir John Eliott Gardiner, Alain Altinoglu, Jérémie Rohrer, Charles Dutoit, Daniel Harding, Laurence Equilbey, Michel Plasson, Kent Nagano et des metteurs en scène R.Carsen, K.Warlikowski, S.Braunschweig, L.Lagarde.

Internationalement reconnue pour son interprétation de Melisande (Debussy), elle fréquente beaucoup le répertoire du XXe (Poulenc, Zemlinski, Menotti, Shostakovitvch, Britten, Messiaen) et collabore fréquemment avec les compositeurs contemporains (Saariaho, Dusapin, Etvos, Cernowim). Elle chante également Mozart (Pamina, Fiordiligi, la Contesse, Elvira), Monteverdi (Poppea), Bizet (Micaela), Massenet (Manon), Gounod (Juliette, Marguerite), Verdi (Traviata). Elle conserve un lien très fort avec la musique de chambre, et se produit régulièrement en récital avec le Trio Wanderer, Vanessa Wagner, Anne le Bozec, Emmanuelle Bertrand.

Parmi ses projets, citons Le Martyre de Saint Sébastien de Debussy à Varsovie, les Altenberglieder de A.Berg à Bremen, sa première incursion dans Wagner avec une fille-fleur dans Parsifal au Capitole de Toulouse, une tournée avec l’Orchestre de Angers-Nantes avec Scheherazade de Ravel et le Stabat Mater de Poulenc. 
Karen Vourc’h a enregistré plusieurs disques, chez Aparté, Ondine et Naxos, et récemment chez B-Records.

A la croisée du jazz et de la musique classique, le pianiste et compositeur Guillaume de Chassy a créé un univers poétique et singulier. Il est considéré comme un artiste majeur de la scène musicale française. Mélodiste et coloriste, son style privilégie la sobriété dans une esthétique sonore raffinée.

Guillaume de Chassy a collaboré avec des personnalités du jazz américain et européen comme Paul Motian, Andy Sheppard, Mark Murphy, Enrico Rava, Lars Danielsson, Paolo Fresu, André Minvielle, Christophe Marguet, David Linx, Emile Parisien, Stéphane Kerecki. Parallèlement, il a cotoyé d’éminents musiciens classiques : la pianiste Brigitte Engerer, les chanteurs lyriques Natalie Dessay, Laurent Naouri et Karen Vourc’h, le chef de choeur Joël Suhubiette. Guillaume de Chassy se produit dans le monde entier au gré de ses multiples projets. Régulièrement saluée par la presse, sa discographie est le reflet d’une personnalité qui échappe aux classifications et d’une créativité sans cesse en éveil.

Curieux de toute forme artistique, il s’investit également dans des créations alliant texte, images et musique, notamment avec les comédiennes Kristin Scott Thomas (avec laquelle il a enregistré l’album Shakespeare Songs), Vanessa Redgrave et Katja Riemann.

Après des études de clarinette classique au CNR de Paris où il obtient un Premier Prix en 1993,Thomas Savy intègre le département “Jazz et musiques improvisées” du CNSM de Paris en 1994 et obtient un premier prix d’improvisation en 1997. Parallèlement à ses études, il fréquente assidûment les clubs en petite formation et devient rapidement un habitué des big-bands parisiens. Il participe également à l’élaboration de projets dans le monde de la musique contemporaine (INA- GRM, Radio-France) et de l’électro (Zend Avesta) en collaboration avec Arnaud Rebotini et Vincent Artaud. Poly-instrumentiste (saxes, clarinettes), bassiste électrique à l’occasion, c’est généralement au poste de saxophone ténor qu’il figure au sein des grandes formations. Mais c’est à la clarinette basse, instrument singulier auquel il consacre exclusivement ses activités de leader et de compositeur, que s’exprime le mieux sa personnalité, nourrie de la tradition du saxophone et du big-band ainsi que de la musique de John Coltrane ou de Wayne Shorter qui l’ont fasciné très jeune. Au-delà de ce profond attachement à l’histoire du Jazz et à sa pratique sous ses formes traditionnelles, sa “double culture” d’interprète rompu à la musique contemporaine et d’improvisateur fait de Thomas Savy un musicien à l’aise dans les contextes les plus modernes. Thomas Savy participe ou a participé aux activités, sur scène et en studio, du Nonet et du big band de Christophe Dal Sasso, du Nine Spirit (Raphaël Imbert), du sextet de Pierrick Pedron, du groupe “Artaud”, du Vintage Orchestra, du Medium Ensemble de Pierre de Bethmann, du Slow Band (François Théberge), du big band de François Laudet, de l’Institute of Advanced Harmony (Steve Potts), du groupe de David El Malek “Music From the source”, de l’octet de Fabien Mary, du trio « Silences » et du quartet « Bridges » de Guillaume de Chassy, et du quintet d’Amy Gamlen. Il a également participé aux enregistrements de Christian Escoudé, Patrick Artero, Rick Margitza, Julien Loureau, Laurent Naouri, s’imposant comme une véritable référence sur son instrument, alliant la rigueur d’un concertiste classique à des qualités d’improvisateur de jazz et de musique contemporaine. 

«Archipel», premier album de Thomas Savy en tant que leader, est sorti sur le label Nocturne en mai 2006 et a été accueuilli très chaleureusement par la critique (CHOC Jazzman, Disque d’émoi Jazz Magazine, fff Télérama, le Monde) et le public. David Sanborn n’a pas hésité, suite à une série de concerts parisiens, à l’inviter à se joindre à son groupe augmenté de la légendaire section de cuivres du groupe “Tower of Power” pour se produire sur la grande scène du Montreux Jazz Festival en juillet 2008.  C’est en juin 2009 que Thomas Savy est allé enregistrer “French Suite” (ffff Télérama, CHOC Jazzmag-Jazzman, So Jazz, nommé aux Victoires du Jazz 2010 dans la catégorie «Révélations» et à l’Académie du Jazz 2010), son deuxième album, à New York, en compagnie de Scott Colley à la contrebasse et de Bill Stewart à la batterie.  Avec son trio, Thomas Savy s’est régulièrement produit sur la scène des plus grands festivals français (Nancy Jazz Pulsations, les Arènes du Jazz – Paris, Jazz sous les pommiers – Coutances, Jazz sur son 31, Rhino Jazz) ainsi qu’à l’étranger, et notamment en Allemagne et en Autriche.  Le troisième album de Thomas Savy, Archipel vol. 2 « Bleu », est paru en février 2014, et a également été reçu plusieurs distinctions et chroniques: « ffff » Télérama, Choc Jazzmag- Jazzman, sélection Jazznews, le Monde. Il a été nommé aux Victoires du Jazz dans la catégorie «Album de l’année». 

Toujours très actif en studio, il effectue un retour sur la scène classique en enregistrant Schubert aux côtés de Natalie Dessay et Philippe Cassard en 2016, avec qui il se produit désormais régulièrement en concert. 

Nommé Révélation classique de l’ADAMI, lauréat de la Fondation Cziffra, Filleul de la Fondation Accenture de 2012 à 2016, Louis Rodde reçoit également le soutien de l’Académie musicale de Villecroze. Il est l’invité de salles telles que le Musikverein (Vienne), Le Konzerthaus (Berlin), Le Concertgebouw (Amsterdam), le Théâtre des Bouffes du Nord, et l’Auditorium du musée du Louvre (Paris), l’Auditorium de la Cité Interdite (Pékin), la Herkulessaal (Munich), la Salle Molière (Lyon), le Wigmore Hall (Londres), la Herkulessaal (Munich), la Salle Bourgie (Montréal), l’auditorium de la Frick collection (New-York), le CCK (Buenos-Aires), Flagey (Bruxelles). Il se produit dans de nombreux festivals parmi lesquels le Festival de Schwetzingen, les Festspiele Mecklenburg-Vorpommern, la Folle Journée de Nantes, Tokyo et Varsovie et les Festival de la Roque d’Anthéron, Cordes-sur-Ciel, Prades, Chambord. Il joue en solo avec la Neue Philharmonie Westphalen, le Polish Chamber Orchestra, l’Orchestre de Caen, l’Orchestre des Jeunes d’île de France, l’Orchestre Philharmonique du Liban…

Formé auprès de Philippe Bary et Philippe Muller, il étudie au Conservatoire de Paris dans la classe de Roland Pidoux et Xavier Phillips, avant de se perfectionner auprès de Peter Bruns à Leipzig, puis de Clemens Hagen à Salzburg. Il reçoit également les précieux conseils des membres du quatuor Ysaÿe et des pianiste Jean-Claude Pennetier, Menahem Pressler et Ferenc Rados.

Louis est membre fondateur du trio Karénine, avec lequel il se distingue lors de nombreux prix à Vienne, Heerlen, Paris avant de remporter le concours de l’ARD de Munich en 2013. Constitué également de la violoniste Fanny Robilliard et de la pianiste Paloma Kouider, il a une intense activité de concerts en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Intéressé par la musique de son temps, Louis travaille collabore avec les compositeurs Graciane Finzi, Philippe Hersant ou Pascal Dusapin, et crée des oeuvres de Benoît Menut, Jean-Frédéric Neuburger, Franck Krawczyk et Stéphane Magnien. Il est également membre du collectif d’artistes Les Dissonances et participe au projet Le Salon Idéal qui mêle des artistes classiques, jazz, des musiques du monde ou de la chanson. Ses enregistrements, consacrés aux sonates de Fauré et Ropartz avec le pianiste Gwendal Giguelay (NoMadMusic), ainsi qu’aux trios de Schumann puis de Ravel, Fauré et Tailleferre  avec le trio Karénine (Mirare) ont reçu des critiques élogieuses de la presse musicale internationale (Choix de France musique, Diapason, Classica, Gramophone, Pizzicato)

Louis s’investit au sein des associations Esperanz’Arts et Fous de musique en France et part jouer en Haïti, au Sénégal, au Liban auprès de ceux qui n’ont pas la chance de vivre la musique au quotidien.

Il joue un violoncelle de Miremont prêté par le Fonds Instrumental Français et un archet de Pierre Simon.